FRENCH-POPS.COM

PAROLES ET VIDEOS DE CHANSONS FRANÇAISES ET FRANCOPHONES
Ce site est le complément de mon blog nommé Chansons pour étudier le français.
french-pops.com présente une base de données de paroles de chansons françaises et francophones destinée aux étudiants de français. Toutes les chansons sont accompagnées d’une vidéo.

Prononciation, orthographe et FLE (français langue étrangère)
Dans beaucoup de textes de chansons, la voyelle « e » est remplacée par une apostrophe quand elle est située dans une position où elle devrait être prononcée selon les règles de lecture traditionnelle. C’est pourquoi vous trouverez par exemple «Sur cette terr’, ma seul’ joie, mon seul bonheur» mais l’orthographe correcte est «Sur cette terre, ma seule joie, mon seul bonheur».
De manière plus générale, la majorité des chansons, celles d’il y a 100 ans comme celles d’aujourd’hui, reflètent bien le français utilisé dans la conversation. Écouter des chansons en lisant les paroles vous permettra d’étudier la prononciation, le vocabulaire et la grammaire avec beaucoup de plaisir. Si cela vous intéresse vous trouverez plus de détails dans mon blog pédagogique.

Allez, ce serait trop triste une page de site de chansons sans vidéo ! Voici une chanson que j’aime. Je vous promets de changer de temps en temps la vidéo de cette page d’accueil.

Cœur de pirate : Adieu (2011)

Les sanglots longs  
Des violons  
De l’automne,  
Blessent mon cœur  
D’une langueur monotone.  
 
Tout suffocant  
Et blême, quand  
Sonne l’heure,  
Je me souviens  
Des jours anciens et je pleure ;  
 
Et je m’en vais  
Au vent mauvais  
Qui m’emporte  
Deçà, delà  

 

 
Pareil à la feuille morte  
 
Et je m’en vais  
Au vent mauvais  
Qui m’emporte  
Deci, delà  
Pareil à la feuille morte

Quand vous mourrez de nos amours  
J’irai planter dans le jardin  
Fleur à fleurir de beau matin  
Moitié métal moitié papier  
Pour me blesser un peu le pied  
Mourez de mort très douce  
Qu’une fleur pousse  
 
Quand vous mourrez de nos amours  
J’enverrai sur l’air de ce temps  
Chanson chanteuse pour sept ans  
Vous l’entendrez, vous l’apprendrez  
Et vos lèvres m’en sauront gré  
Mourez de mort très lasse  
Que je la fasse  
 

 

 
Quand vous mourrez de nos amours  
J’écrirai deux livres très beaux  
Qui nous serviront de tombeaux  
Et m’y coucherai à mon tour  
Car je mourrai le même jour  
Mourez de mort très tendre  
À les attendre  
 
Quand vous mourrez de nos amours  
J’irai me pendre avec la clef  
Au crochet des bonheurs bâclés  
Et les chemins par nous conquis  
Nul ne saura jamais par qui  
Mourez de mort exquise  
Que je les dise  
 
Quand vous mourrez de nos amours  
Si trop peu vous reste de moi  
Ne vous demandez pas pourquoi  
Dans les mensonges qui suivraient  
Nous ne serions ni beaux ni vrais  
Mourez de mort très vive  
Que je vous suive

Je n’ai pas peur de la route  
Faudrait voir, faut qu’on y goûte  
Des méandres au creux des reins  
Et tout ira bien  
 
Le vent l’emportera  
 
Ton message à la grande ourse  
Et la trajectoire de la course  
A l’instantané de velours  
Même s’il ne sert à rien  
 
Le vent l’emportera  
Tout disparaîtra  
Le vent nous portera  
 

 

 
La caresse et la mitraille  
Cette plaie qui nous tiraille  
Le palais des autres jours  
D’hier et demain  
 
Le vent les portera  
 
Génétique en bandoulière  
Des chromosomes dans l’atmosphère  
Des taxis pour les galaxies  
Et mon tapis volant lui  
 
Le vent l’emportera  
Tout disparaîtra  
Le vent nous portera  
 
Ce parfum de nos années mortes  
Ceux qui peuvent frapper à ta porte  
Infinité de destin  
On en pose un, qu’est-ce qu’on en retient ?  
 
Le vent l’emportera  
 
Pendant que la marée monte  
Et que chacun refait ses comptes  
J’emmène au creux de mon ombre  
Des poussières de toi  
 
Le vent les portera  
Tout disparaîtra  
Le vent nous portera  

Assise sur les bancs du grand amphithéâtre  
Tout près de la sortie c’est une place en or  
Je regarde les gens qui meublent ce théâtre  
Et qui bâillent et rebâillent et qui rebâillent encore  
Le professeur fait son cours sur l’histoire d’Angleterre  
En 1066 invasion des Normands  
En 1338 il y a eu la guerre  
Celle qu’on a appelé la guerre de Cent Ans  
 
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres  
J’en ai encore pour quelques années peut-être  
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres  
 
Mais enfin vers midi le cours est terminé  
Deux heures de cours, ça creuse et ça semble bien long  
Cent balles dans la machine et vous pouvez manger  

 

 
Des sandwichs au jambon où y a pas de jambon  
Les étudiants déjeunent ou bien se désaltèrent  
Moi je pense à lundi où je serai au studio  
Sans oublier que les mines de charbon d’Angleterre  
Se trouvent à Liverpool, à Cardiff et Glasgow  
 
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres  
J’en ai encore pour quelques années peut-être  
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres  
 
Assis tout près de moi, il y a des gens de psycho  
Des petits gars boutonneux qui parlent de leur âme  
Et avec de grands gestes, chacun fait son solo  
Sur la pensée de Kant, de Bergson ou de Sartre  
Quand ça devient mignon, c’est une licence de lettres  
Petit costard cintré, grande fente dans le dos  
Qui vous dit volontiers, avec fierté peut-être  
Je ne lis que Gide, Verlaine ou Rimbaud  
 
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres  
J’en ai encore pour quelques années peut-être  
Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettres

Quand je serai grand, je serai Bee Gees  
Ou bien pilote de Formule 1  
En attendant, je me déguise  
C’est vrai que tous les costumes me vont bien  
 
Le rouge, le noir  
Le blues, l’espoir,  
Et moi, de toutes les couleurs j’aime en voir  
 
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
 
Oui, quand je serai grand, ce sera facile  
Enfin, je saurai qui je suis  

 

 
Oui, mais en attendant je me défile  
C’est vrai, je me dérobe et je m’enfuis  
 
Je pleure,  
Je ris,  
J’ai peur,  
Envie  
 
Je sais  
De toutes les couleurs, je vais en voir  
 
A qui la faute ?  
Je suis l’un et l’autre  
Double je  
A qui la faute ?  
Je suis l’un et l’autre  
 
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
 
Quand je serai grand, qu’on se le dise,  
J’serai vendeur dans les magasins,  
En attendant, je me déguise  
En chanteur dans la salle de bain  
 
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux ?  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
(Faudrait savoir ce que tu veux)  
 
Quand je serai grand, je serai dans le show biz…

Shah-Shah-Shah…  
Shah-Shah-Shah…  
Shah-Shah-Shah…  
Shah-Shah-Shah….  
Aaaaaaaaa….  
 
Shah-Shah-Shah !  
 
C’était un Shah, tait un Shah, tait un Shah,  
Un Pacha plein d’argent, Shah Persan si puissant  
Que dans son, que dans son, que dans son, son harem  
Toutes les femmes lui disaient Shah Shah Shah comme on t’aime !  
Mais malgré ses mi-mi, ses mi-mi, ses milliards,  
Le Pacha, Shah Shah Shah, avait bien le cafard,  
Des pé-pé, des pé-pé, des pétroles il était saturé…  
 

 

 
Car son rêve…  
C’était d’voir pousser l’gazon…  
Devant son pa-pa…  
Son palais en toutes saisons…  
 
Mais chaque fois qu’il creu-creu, qu’il creusait des trou-trous  
Pour trou-trou, pour trou-trou-la-itou, pour trouver  
 
Un fi-fi, un fi-fi filet d’eau, du pé-pé du pétrole  
Jaillissait aussitôt. Et les sou, les sou-sou, les sourciers,  
Les sorciers voulaient tous démi-mi, démi-mi, ssionner,  
Et le pa, le pa-pa, le Pacha Shah Shah Shah languissait…  
 
Car son rêve…  
C’était d’voir pousser l’gazon…  
Devant son pa-pa…  
Son palais en toutes saisons…  
 
On signala à deux pas une rivière d’eau claire,  
Le Pacha y couru sur le champ, mais revint fort déçu,  
N’ayant vu qu’une rivière de diamants…  
D’un coup de dés il joua aux zan-zan, aux zan-zi, aux anglais  
Ses pé-pé, ses mi-mi, son pa-pa, ses sou-sou  
Qu’il pé-pé qu’il perdit sur le coup…  
 
Car son rêve…  
C’était d’voir pousser l’gazon…  
Devant son pa-pa…  
Son palais en toutes saisons…  
 
Alors tout con, tout con-con, tout compte fait,  
Il s’installa chez nous, car chez nous pour ce qui est  
Du ga-ga du gazon on s’rait plutôt ga-ga trop gâté  
Tait un Shah, tait un Shah, un Pacha, un Pacha Shah Shah Shah,  
Shah Persan si puissant qui creu-creu, qui creusait des trou-trous,  
Des trous-trous pour trouver un fi-fi, un fi-fi, un filet, filet d’eau,  
Pour l’ga-ga, pour l’ga-ga, pour l’gazon, devans nos, devant nos, nos pa-pa,  
Nos palais en toutes saisons

La pendule fait tic-tac-tic-tic  
Les oiseaux du lac pic-pac-pic-pic  
Glou-glou-glou font tous les dindons  
Et la jolie cloche ding-dang-dong  
 
Mais… boum !  
Quand notre cœur fait boum  
Tout avec lui dit boum  
Et c’est l’amour qui s’éveille  
 
Boum !  
Il chante «Love in Bloom»  
Au rythme de ce boum  
Qui redit boum à l’oreille  
 
Tout a changé depuis hier et la rue  

 

 
A des yeux qui regardent aux fenêtres  
Y a du lilas et y a des mains tendues  
Sur la mer le soleil va paraître  
 
Boum !  
L’astre du jour fait boum  
Tout avec lui dit boum  
Quand notre cœur fait boum-boum  
 
Le vent dans les bois fait hou-hou  
La biche aux abois fait mê-ê-ê  
La vaisselle cassée fait fric-fric-frac  
Et les pieds mouillés font flic-flic-flac  
 
Mais… boum !  
Quand notre cœur fait boum  
Tout avec lui dit boum  
L’oiseau dit boum, c’est l’orage  
 
Boum !  
L’éclair qui, lui, fait boum  
Et le bon Dieu dit boum  
Dans son fauteuil de nuages  
 
Car mon amour est plus vif que l’éclair  
Plus léger qu’un oiseau, qu’une abeille  
Et s’il fait boum, s’il se met en colère  
Il entraîne avec lui des merveilles  
 
Boum !  
Le monde entier fait boum  
Tout avec lui dit boum  
Quand notre cœur fait boum-boum

Après le bop slow  
Pour que ça reste chaud  
Je sais ce qu’il nous faut  
C’est du jazz à gogo  
 
Tout ceux qui l’aime bien  
Et moi qui l’aime bien  
On va chanter ensemble  
Pourvu que ça balance  
 
O.K. pour la guitare  
O.K. pour la batterie  
Et pour la contrebasse  
Et le piano aussi  
 
Tout ceux qui l’aime bien  

 

 
Et moi qui l’aime bien  
On va danser ensemble  
Pourvu que ça balance  
 
Et dans tous les pays  
De New-York à Paris  
Parlons la même langue  
Le jazz mène la danse

Hey Johnny Jane  
Te souviens-tu du film de Gainsbourg Je t’aime  
JE T’AIME MOI NON PLUS un joli thème  
Hey Johnny Jane  
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides  
Dans les no man’s land et les lieux sordides  
Hey Johnny Jane  
Les décharges publiques sont des atlantides  
Que survolent les mouches cantharides  
Oh Johnny Jane  
Tous les camions à benne  
Viennent y déverser bien des peines infanticides  
 
Hey Johnny Jane  
Tu balades tes cheveux courts ton teint livide  
A la recherche de ton amour suicide  

 

 
Hey Johnny Jane  
Du souvenir veux-tu trancher la carotide  
A coups de pieds dans les conserves vides  
Oh Johnny Jane  
Le beau camion à benne  
Te transportera de bonheur en bonheur sous les cieux limpides  
 
Hey Johnny Jane  
Ne fais pas l’enfant ne sois pas si stupide  
Regarde les choses en face sois lucide  
Hey Johnny Jane  
Efface tout ça, recommence, liquide  
De ta mémoire ces brefs instants torrides  
Oh Johnny Jane  
Un autre camion à benne  
Viendra te prendre pour t’emmener vers d’autres Florides  
 
Hey Johnny Jane  
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides  
Dans les no man’s land et les lieux sordides  
Hey Johnny Jane  
Écrase un poing rageur ton oeil humide  
Le temps ronge l’amour comme l’acide

Il n’ira pas beaucoup plus loin  
La nuit viendra bientôt  
Il voit là-bas dans le lointain  
Les neiges du Kilimandjaro  
 
Elles te feront un blanc manteau  
Où tu pourras dormir  
Elles te feront un blanc manteau  
Où tu pourras dormir, dormir, dormir  
 
Dans son délire il lui revient  
La fille qu’il aimait  
Ils s’en allaient main dans la main  
Il la revoit quand elle riait  
 
Elles te feront un blanc manteau  

 

 
Où tu pourras dormir  
Elles te feront un blanc manteau  
Où tu pourras dormir, dormir, dormir  
 
Voilà sans doute à quoi il pense  
Il va mourir bientôt  
Elles n’ont jamais été si blanches  
Les neiges du Kilimandjaro  
 
Elles te feront un blanc manteau  
Où tu pourras dormir  
Elles te feront un blanc manteau  
Où tu pourras dormir, dormir, bientôt